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La première année de l’administration Trump accouche d’un déficit budgétaire d’un peu plus de 1700 milliards de dollars. Si le chiffre est considérable en valeur absolue, le déséquilibre du budget américain se stabilise. En valeur nominale, les comptes sont mêmes légèrement moins dans le rouge qu’ils ne l’étaient sur la fin du mandat Biden. La croissance étant attendue autour de 2% sur l’ensemble de l’année dernière (la première estimation du PIB du T4 sera publiée le 20 février prochain), le déséquilibre des finances publiques pourrait même repasser sous la barre des 6% en 2025.
Sources: SILEX, Bloomberg, 16.01.2026
Les performances passées ne garantissent pas les performances futures.
Commençons la revue des recettes par une observation simple mais qui mérite d’être faite. Contrairement aux péroraisons de l’administration Trump, les droits de douane ne sont pas la principale raison de ces progrès. Les recettes douanières augmentent de 79 à 264 milliards de dollars (recettes en jaune sur le graphique ci-dessous).
Sources: SILEX, Bloomberg, 16.01.2026
Les performances passées ne garantissent pas les performances futures.
Bien que l’envolée soit considérable sur un an, les recettes douanières ne représentent que 5% du total des prélèvements (5200 milliards). De plus, il faut tenir compte du coût d’opportunité : la croissance et donc les recettes fiscales « perdues » à cause de ces barrières.
Sources: SILEX, Bloomberg, 16.01.2026
Les performances passées ne garantissent pas les performances futures.
Fin 2025, le taux effectif de droits de douanes est stabilisé autour de 11%, en forte hausse par rapport aux dernières décennies, mais à un niveau bien plus soutenable que ce que les menaces de Trump laissaient craindre : les taux effectifs (réellement prélevés par les douanes américaines) sont bien inférieurs aux taux statutaires (ceux brandis par Trump et appliqués à des pays). La principale raison se trouve dans des exemptions sectorielles, en particulier dans les filières clés (par exemple, semi-conducteurs).
Sources: SILEX, Bloomberg, 16.01.2026
Les performances passées ne garantissent pas les performances futures.
En revanche, le premier poste de recettes fiscales, l’impôt sur le revenu s’est montré particulièrement dynamique (2744 milliards, une hausse de 13% sur un an). Cela reflète la croissance robuste de l’économie américaine et l’envolée des marchés actions. Ces prélèvements étant progressifs, les principaux contributeurs sont les plus fortunés, dont les revenus dépendent largement de la santé de Wall Street.
Sources: SILEX, Bloomberg, 16.01.2026
Les performances passées ne garantissent pas les performances futures.
L’année fiscale américaine ayant commencé en octobre dernier, on peut déjà observer les premières tendances et l’effet du nouveau cadre fiscal proposé par les Républicains. Le ralentissement des recettes d’impôts sur les sociétés rappelle que 2026 est l’année où la Big Beautiful Bill de Trump doit porter l’essentiel de ses fruits (ajoutant environ 0,5 point de croissance, estimation variable selon les sources).
Sources: SILEX, Bloomberg, 16.01.2026
Les performances passées ne garantissent pas les performances futures.
L’année fiscale américaine ayant commencé en octobre dernier, on peut déjà observer les premières tendances et l’effet du nouveau cadre fiscal proposé par les Républicains. Le ralentissement des recettes d’impôts sur les sociétés rappelle que 2026 est l’année où la Big Beautiful Bill de Trump doit porter l’essentiel de ses fruits (ajoutant environ 0,5 point de croissance, estimation variable selon les sources).
Sources: SILEX, Bloomberg, 16.01.2026
Les performances passées ne garantissent pas les performances futures.
Du côté des dépense, les grands blocs sociaux représentent les deux tiers du total (Social security, Medicare, Medicaid, Santé).
Les dépenses d’intérêts de la dette et de défense s’établissent respectivement à 992 et 921 milliards de dollars. Elles dépasseront le seuil symbolique des 1000 milliards cette année.
Tous ces postes sont naturellement orientés à la hausse. Le social à cause du vieillissement de la population (ajoutons que d’un point de vue légal, il comporte une grande majorité de dépenses dites « obligatoires », déterminées par la loi et pas par le vote annuel du budget.) Les dépenses d’intérêts sont également incompressibles. Et les dépenses militaires semblent devoir continuer à augmenter dans une époque où les réarmement est plus que jamais d’actualité.
Pour 2026, le pari est de relancer l’économie à grand renfort de baisses d’impôts. En d’autres termes, il faudra faire au moins aussi bien que ces dernières année en matière de croissance pour que l’embellie budgétaire se maintienne.
La très belle conjoncture de ce début d’année montre que le choix est risqué mais payant.
Analyste Cross-Asset
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