actualités
L’inflation CPI américaine du mois de décembre reste stable à +2,7% sur un an (comme att.). La composante sous-jacente ralentit (+2,6% vs +2,7% att.). Rassurant dans l’ensemble, mais il est encore trop tôt pour envisager des baisses de taux de la Réserve fédérale.
Sources: SILEX, Bloomberg, 13.01.2026
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
Première composante du CPI par son poids, l’indicateur des loyers imputés reste stable par rapport à novembre (3,4% a/a). Les progrès auront été notables en 2025, puisque l’OER (Owner Equivalent Rent) avaient commencé l’année à plus de 4,5% a/a. Les indicateurs avancés relatifs au logement restent très bien orientés. Cependant, le ralentissement de novembre-décembre s’explique aussi par des distorsions méthodologiques causées par le shutdown : jusqu’à avril, le CPI shelter risque de rester “trop faible” parce qu’il est temporairement plombé par des imputations sur la donnée manquante du mois d’octobre qui ne se purgera qu’au rythme de la rotation des loyers. Si elle approche, la victoire sur l’inflation du logement n’est pas encore totale.
Sources: SILEX, Bloomberg, 13.01.2026
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
Les progrès sont plus clairs en ce qui concerne l’inflation des services hors logement. Elle ralentit à 3,4% a/a (après avoir atteint +4% l’été dernier). Les hausses de salaires constatées dans les chiffres de l’emploi parus vendredi dernier (+3,8% a/a en décembre) ne sont pas de nature à alimenter une inflation salariale préoccupante. Sur ce point, les dernières enquêtes de prix de l’ISM des services vont dans la bonne direction.
Sources: SILEX, Bloomberg, 13.01.2026
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
L’inflation des biens (+1,4%) reste relativement élevée (surtout par rapport à sa moyenne pré-covid qui était d’environ 0%) mais elle n’accélère plus pour le quatrième mois de suite. On est probablement en train d’atteindre le pic de l’inflation des biens causée par les barrières douanières. Dans le détail, on observe des dynamiques très éparses en décembre entre différentes catégories de biens importés : prix plutôt en baisse dans les appareils électroniques et plutôt en hausse dans les vêtements.
Sources: SILEX, Bloomberg, 13.01.2026
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
En dehors de la partie sous-jacente, l’inflation alimentaire reste sur ses plus hauts depuis fin 2023 (+3,1% a/a). Toutefois, les prix alimentaires mondiaux sont en retrait, ce qui devrait se retrouver dans les prix américains prochainement.
Sources: SILEX, Bloomberg, 13.01.2026
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
Finalement, ce rapport sur l’inflation confirme que le coup d’arrêt surprise constaté le mois dernier n’était pas seulement le fruit des perturbations causées par le shutdown. La tendance à la désinflation est réelle dans certains pans de l’économie, notamment dans les services hors logement.
Mais il en faudra davantage pour convaincre la Fed de reprendre ses baisses de taux. L’affaiblissement rapide du marché du travail avait permis à la banque centrale de réduire ses taux par trois fois entre septembre et décembre. Les derniers chiffres d’emploi ont rassuré et laissé l’impression d’un marché du travail désormais stabilisé. Pour avoir des baisses de taux justifiées par la seule désinflation, il faudra faire un pas plus décisif vers les 2%.
Analyste Cross-Asset
liens utiles :
autres actualités :
Votre premier rendez-vous est gratuit : l’occasion de faire le point sur votre situation et d’identifier les leviers adaptés à vos objectifs.