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Pour la Banque du Japon, l’année s’achève comme elle avait commencé : par une hausse de taux de 25pb. Cette décision porte le taux directeur japonais à 0,75%, c’est-à-dire son plus haut niveau des trente dernières années. Sauf gros accident, la campagne de resserrement devrait se poursuivre en 2026.
Elle s’est fait attendre mais elle est arrivée. Cette quatrième hausse de taux en moins de deux ans aurait pu (dû ?) survenir à la mi-année si tout s’était passé comme les marchés l’escomptaient encore au lendemain de la réunion de janvier. Mais la guerre commerciale et son lot d’incertitudes sont passés par là et ont amené la BoJ à repousser l’échéance.
Cependant, les conditions se sont progressivement réunies pour permettre une telle décision :
Sources: SILEX, Bloomberg, 19.12.2025
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
Sources: SILEX, Bloomberg, 19.12.2025
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
Sources: SILEX, Bloomberg, 19.12.2025
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
La direction reste celle d’une poursuite des hausses de taux, toujours dans une logique de « normalisation » (une expression que Ueda préfère à celle de resserrement monétaire, autre rappel que les temps changent au Japon).
· La BoJ reconnaît que les conditions financières restent très accommodantes et soutiennent l’activité. Les taux réels sont en territoire « significativement négatif ».
· Pendant la conférence de presse, Ueda a rappelé que les taux restent en deçà du taux neutre.
· Selon la banque centrale, les salaires continuent à augmenter et il est probable que le mécanisme de fixation mis en place par les entreprises ces dernières années reste en place. On lit entre les lignes que les premiers échos du shunto (négociations salariales de printemps) sont bons et que l’accélération est appelée à durer. Les dernières données allaient dans ce sens (rémunérations moyennes : +2,6% a/a en octobre, ce qui a un effet d’entraînement sur l’inflation des services à +1,6% ce même mois.)
Sources: SILEX, Bloomberg, 19.12.2025
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
· La ligne selon laquelle « si les prévisions se réalisent, d’autres hausses de taux suivront » reste de mise. La barre n’est pas extraordinairement haute puisque la BoJ attend +1,8% d’inflation core en 2026 (+2,0% d’inflation pour l’inflation core core).
A l’heure actuelle, le marché estime que la banque centrale devrait reprendre l’année prochaine le rythme qui aurait dû être le sien cette année, c’est-à-dire une hausse de taux tous les semestres. La prochaine est donc attendue pour l’été.
Dans les discussions du jour, la question du yen a été abordée par la BoJ sous l’angle producteur/consommateur, ce qui est un enjeu central pour une économie insulaire et exportatrice comme le Japon. Un yen plus faible qu’attendu cette année a permis de soulager les producteurs, notamment un secteur automobile soumis aux tarifs douaniers américains. On l’a vu dans des exportations en fort rebond en novembre (+8,5% a/a).
Sources: SILEX, Bloomberg, 19.12.2025
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
Cependant, la dépréciation de la devise nippone est aussi synonyme de hausse des prix des produits importés et donc un facteur contribuant à maintenir l’inflation au-dessus de 2%. Ueda a rapporté que ce point a été soulevé par certains gouverneurs lors des discussions du jour. Un yen moins faible en 2026 permettrait de limiter la hausse du coût de la vie, ce qui reste un des objectifs centraux du gouvernement Takaichi.
A moyen terme un yen un peu plus robuste pourrait être un objectif commun du gouvernement et de la banque centrale. Et aussi de l’administration Trump, qui n’est jamais bien loin lorsque l’on parle de politique commerciale.
Analyste Cross-Asset
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