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Dans le sillage des résultats des GAFAM, les investisseurs ont fait preuve de sévérité dans leur accueil des publications des autres entreprises de la Tech américaine. L’aversion au risque s’est emparée des marchés actions, en particulier aux Etats-Unis. Elle s’est retrouvée dans la forte correction que connaît le Bitcoin. La reine des crypto teste un support à 100 000 dollars. En revanche, le contexte a été assez favorable à l’or qui se stabilise sur les 4000 dollars.
Bien que leurs marchés actions affichent une certaine contagion, les autres zones géographiques s’en sortent un peu mieux. C’est le cas de l’Europe, nettement moins exposée à l’IA, de l’Inde, marché très domestique, ou encore de la Suisse dont les grandes valeurs pharmaceutiques jouent un rôle stabilisateur.
Le dollar recule très légèrement sur la semaine, mais il reste près de ses plus hauts des six derniers mois dans la foulée d’un FOMC au ton plus hawkish qu’attendu. La quasi-stabilité des rendements sur le 10 ans américain illustre le même enjeu : en l’absence de données économiques officielles aux Etats-Unis, les investisseurs ne savent plus à quel saint se vouer. Certains indices laissent supposer que l’économie américaine est à la peine, à l’image des 153 000 annonces de licenciements selon Challenger, Gray & Christmas pour le mois d’octobre, ou encore une confiance des consommateurs tout près de ses plus bas historiques (50,3 vs 53,2 att.) d’après l’Université du Michigan.
Mais d’autres sont bien plus positifs, comme l’ISM des services (52,4 vs 50,8 att.) ou encore l’ADP (42 000 emplois créés en octobre vs 25 000 att.)
Ce léger retrait du dollar profite au yen qui rebondit après être tombé à près de 154 contre le billet vert. La ministre des Finances, Satsuki Katayama, a exprimé ses inquiétudes concernant la faiblesse de la devise nippone, ce qui suggère qu’une intervention des autorités japonaises sur leur devise ne peut être exclue. Les derniers chiffres de salaires japonais (+1,9% a/a) sont sortis en ligne avec les attentes, ce qui soutient les chances de voir la BoJ remonter ses taux d’ici janvier.
Les métaux industriels (cuivre, minerai de fer) font les frais du ralentissement de l’activité chinoise (PMI RatingDog : 50,6 vs 50.9 att. et PMI NBS : 49 vs 49,6 att.), un phénomène accentué par des exportations en repli (-1,1% a/a vs +3,3% att.) pour la deuxième économie mondiale.
Le pétrole a repris sa chute malgré la décision prise par l’OPEP+ d’arrêter d’augmenter la production entre janvier et mars prochains par peur de voir les prix s’effondrer. En effet l’Arabie saoudite continue sa campagne de prises de part de marché en baissant ses prix de vente officiels pour les livraisons à destination de l’Asie. La plus forte hausse hebdomadaire des stocks privés américains depuis le mois de juillet (+5,2 millions de barils) a aussi pesé sur les cours. Le Brent (63,5$) retrouve la zone inférieure de sa fourchette 60-70$. Le WTI glisse juste sous les 60$.
Performance hebdomadaire et depuis le début de l’année, % en monnaie locale
Source : SILEX, Factset au 07/11/2025. Investisseurs professionnels uniquement (tels que définis par la réglementation de votre pays d’origine).
Il ne s’agit pas d’une recommandation, à titre informatif uniquement. Les performances passées ne garantissent pas les performances futures.
Analyste Cross-Asset
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