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Pour la première année de son second mandat, Donald Trump a clairement joué les premiers rôles. Au vu du tour qu’ont pris les premiers jours de 2026, il devrait encore être le grand protagoniste de l’année qui s’ouvre. En réussissant à renverser le régime de Nicolas Maduro à l’issue d’une opération éclair, le président américain renoue un peu plus avec la doctrine Monroe : un relatif désengagement de l’Amérique vis-à-vis des affaires du monde impliquant toutefois une domination sans partage dans l’ «arrière-cour» qu’est l’Amérique latine. Le premier enseignement à tirer de ce séisme géopolitique est qu’il s’inscrit parfaitement dans le cadre du monde déglobalisé voulu par Trump, réparti entre des sphères d’influence régionales revenant aux grandes puissances. (cf. la stratégie de sécurité nationale publiée début décembre par le gouvernement américain)
En cela, ce début d’année s’inscrit dans la lignée des événements les plus marquants de 2025. Sur le plan géopolitique, les frappes chirurgicales contre l’Iran ont mis fin à ce qui est resté comme la « Guerre des douze Jours » sans qu’aucun soldat américain n’ait à fouler la terre du Moyen-Orient. L’envolée historique des métaux précieux (meilleure année pour l’or comme pour l’argent depuis 1979, l’année de la Révolution islamique iranienne) nous rappelle à quel point les lingots sont attractifs dans un monde de conflits où les Etats-Unis ne veulent plus assurer le rôle de gendarmes du monde.
Sur le plan économique, le Liberation Day du 2 avril et son déluge de droits de douane destinés à rééquilibrer le commerce extérieur américain a marqué les esprits. Mais force est de constater que le bilan des marchés pour 2025 est bien meilleur que ce que les prévisionnistes les plus optimistes s’autorisaient à espérer depuis le fond de l’abîme en avril dernier. La croissance a été au rendez-vous. Malgré une contraction du PIB au premier trimestre, les Etats-Unis ont vu l’activité repartir très fort au T2 (+3,8% t/t annualisé) et au T3 (+4,3%). L’Europe a aussi largement dépassé les attentes (PIB : +1,3% a/a au T3) et la Chine devrait atteindre les 5% de croissance requis par les autorités.
Par conséquent, le bull market commencé fin 2022 continue, le Nasdaq prenant plus de 20% pour la troisième année consécutive. L’Europe n’est pas en reste, se permettant de progresser à une vitesse quasi-américaine. Le crédit boucle aussi une belle année.
En outre, la croissance économique est de plus en plus portée par les investissements dans l’IA, une thématique qui dépasse désormais le simple enjeu boursier. Ainsi, les métaux industriels progressent sensiblement, en particulier le cuivre, crucial pour l’électrification.
La baisse du dollar faisait elle aussi partie du plan de Trump et elle a bien eu lieu. Le billet vert n’avait pas autant reculé depuis 2017… première année de son premier mandat. Cette correction a très largement profité aux actifs émergents qui se sont envolés tant sur la dette que sur les actions.
Du côté des rendements souverains, les pays développés se répartissent entre les élèves qui ont fait relativement mieux et ceux qui ont fait relativement moins bien en matière de tenue des comptes publics. Si les équilibres sont de plus en plus préoccupants dans les pays développés, les Etats-Unis et le Royaume-Uni s’en sortent bien grâce à des budgets un peu moins mal maîtrisés que ce que les marchés redoutaient. En revanche les plans de relance massifs annoncés en Allemagne et au Japon n’ont pas été du goût des bond vigilantes .
Enfin, le pétrole a connu un véritable calvaire tout au long de l’année. En dépit de quelques soubresauts engendrés par des tensions diplomatiques, l’or noir a ployé sous le poids des barils excédentaires mis sur le marché par l’OPEP, les Etats-Unis et l’Amérique du Sud.
Performance totale 2025, en % en devise locale
Source : SILEX, Factset au 31/12/2025. Investisseurs professionnels uniquement (tels que définis par la réglementation de votre pays d’origine).
Il ne s’agit pas d’une recommandation, à titre informatif uniquement. Les performances passées ne garantissent pas les performances futures.
Analyste Cross-Asset
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