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L’emploi américain tient. Les chiffres de décembre font état d’un ralentissement des NFP (+50 000 vs +60 000 att.) mais le plus important se trouve dans un taux de chômage en retrait à 4,4% (vs 4,5% att.). On notera aussi que les salaires croissent à un rythme soutenu (+3,8% a/a vs +3,6% att.). Les trois baisses de taux « assurantielles » de la Réserve fédérale ont porté leurs fruits et ont permis de stabiliser le marché du travail. Powell a eu raison : mieux valait prévenir que guérir.
Les créations sont moins dynamiques qu’attendu. Elles sortent à +50 000 en décembre (vs 60 000 att.). Il faut y ajouter (ou plutôt y soustraire) d’importantes révisions à la baisse sur octobre et novembre ( -76 000 au total). Cela signifie que sur les trois derniers mois, l’économie américaine a supprimé davantage d’emplois qu’elle n’en a créé en moyenne.
Sources: SILEX, Bloomberg, 09.01.2026
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
Faut-il alors s’inquiéter ? La réponse est négative.
D’abord, rappelons que le breakeven (seuil d’équilibre) des créations d’emploi n’est plus très élevé, probablement entre 0 et 50 000/mois. En raison d’une démographie peu dynamique récemment (principalement une baisse de l’immigration) l’économie américaine besoin de créer peu d’emplois pour absorber de nouveaux travailleurs.
Deuxièmement, si l’on s’intéresse seulement à l’emploi privé, les chiffres sont bien meilleurs (+ 37000 en décembre, ce qui porte la moyenne sur le dernier trimestre 2025 à presque 30 000). L’enquête ADP de décembre aboutit d’ailleurs à un résultat très proche (+ 41 000).
Sources: SILEX, Bloomberg, 09.01.2026
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
C’est bien l’emploi public qui est le grand responsable du ralentissement des derniers mois. Les payrolls du gouvernement fédéral, dont l’effondrement était déjà spectaculaire en octobre ont encore été revues à la baisse, les ramenant à -174 000 sur le seul mois d’octobre. Le DOGE d’Elon Musk a laissé des traces et le gouvernement fédéral aura vu ses effectifs fondre de 9% en 2025. (Rappelons que les fonctionnaires licenciés au moment du retour de Trump en janvier 2025 disposaient d’un délai, qui a repoussé l’effet négatif sur les chiffres de l’emploi à octobre.).
Sources: SILEX, Bloomberg, 09.01.2026
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
Le net recul du taux de chômage est la bonne surprise du jour (4,4% après 4,6%). Cela permet de revenir dans le sillon tracé par les prévisions de la Fed. Si l’on en croit le SEP de décembre, il faut s’attendre à voir le taux de chômage se stabiliser autour de ce niveau.
Sources: SILEX, Bloomberg, 09.01.2026
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
De façon rassurante également, le chômage au sens large dit « U6 » (incluant le « halo du chômage ») recule aussi.
Sources: SILEX, Bloomberg, 09.01.2026
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
Les données hebdomadaires d’inscriptions initiales au chômage restent au plancher (+212 000 sur quatre semaines glissantes). En d’autres termes, le régime de « low hiring-low firing » (caractérisé par peu d’embauches et peu de licenciements) reste de mise.
Sources: SILEX, Bloomberg, 09.01.2026
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
Dernier point important : les revenus du travail restent très bien orientés (+3,8% a/a vs +3,6% att.). Cela confirme que les travailleurs gardent un certain pouvoir de négociation et que les salaires restent au-dessus de l’inflation. Dernier point important : les revenus du travail restent très bien orientés (+3,8% a/a vs +3,6% att.). Cela confirme que les travailleurs gardent un certain pouvoir de négociation et que les salaires restent au-dessus de l’inflation.
Sources: SILEX, Bloomberg, 09.01.2026
Les performances passés ne garantissent pas les performances futures
Ce rapport sur l’emploi montre que les trois baisses de taux consécutives de la Fed entre septembre et décembre ont permis de stabiliser le marché de l’emploi.
A l’heure actuelle, les marchés estiment que la banque centrale passera son tour en janvier. Ils continuent toutefois à miser sur deux baisses de taux cette année, ce qui nous semble un maximum au vu de la bonne santé de l’économie américaine.
Analyste Cross-Asset
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