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La Réserve fédérale maintient le taux cible des Fed funds entre 3,50% et 3,75%, ce qui était très largement attendu. La décision a été prise à une large majorité (10-2). Après trois baisses de taux consécutives de 25 pb chacune, la Fed entame donc une période de pause. Powell a méthodiquement évité de répondre aux questions politiques tout en insistant sur une croissance économique robuste. Il a également écarté l’hypothèse d’un relèvement des taux.
Sources: SILEX, Bloomberg, 29.01.2026
Les performances passées ne garantissent pas les performances futures.
Le communiqué de politique monétaire relève les progrès affichés par l’économie américaine ces derniers temps, principalement sur le front de l’activité économique :
L’activité économique est désormais perçue comme « solide » (contre « modérée » en décembre).
Les créations d’emplois restent faibles mais le chômage envoie « des signes de stabilisation ». Entre novembre et décembre, le chômage s’est en effet replié de 4,6% à 4,4%. La mention de « risques de détérioration de l’emploi » est supprimée.
Seuls deux votants (Stephen Miran et Christopher Waller) se sont opposés à la décision et auraient préféré baisser les taux de 25 pb. Le FOMC semble donc encore assez soudé.
L’inflation est toujours considérée comme « assez élevée » mais on notera que la référence à une récente augmentation, présente en décembre, a été retirée.
Pendant la conférence de presse, Powell a soigneusement évité les sujets politiques concernant les tensions avec l’administration Trump et les procès en cours. Il a simplement ajouté qu’il était très important qu’il assiste aux auditions qui ont eu lieu la semaine dernière dans le procès Lisa Cook. Il n’a pas non plus commenté la récente dépréciation du dollar (un sujet qui n’est pas officiellement du ressort de la Fed mais du Département du Trésor).
La Fed considère que les perspectives se sont clairement améliorées sur le front de la croissance. Powell a pris un peu de recul rappelant que les 175 pb d’assouplissement déployés depuis septembre 2024 ont permis de rééquilibrer les risques. La Fed est « bien positionnée » pour « laisser les données parler ».
Cela dit, il a aussi rassuré en disant qu’une hausse de taux n’est le scénario central d’aucun membre du FOMC pour le moment. Pas de (mauvaise) surprise hawkish, donc. De manière très intéressante, si Powell considère que si la Fed n’a pas besoin de se presser pour relever les taux dans un environnement d’accélération économique, c’est parce que le PIB potentiel augmente, grâce à une productivité en hausse.
Concernant l’inflation, la Fed reste donc assez confiante et la perspective de voir un retour progressif vers la cible reste de mise. Le pic d’inflation causé par les droits de douane est en train d’être franchi et les anticipations d’inflation restent bien ancrées.
Analyste Cross-Asset
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